Extreme Rules 2009

Extreme Rules 2009
Vous l’avez vu ? Non, ce n’est pas question piège à la Jacques Mondoigt. Je parlais du nouveau thème dont s’est paré mon blog. Ben ouais, en attendant de pouvoir me payer les services d’un web designer de renom, j’avais envie d’un rendu plus smooth et plus tech, d’un rendu qui fasse un peu moins “mon premier blog de chez Nathan” que celui que j’utilisais jusqu’à présent. Oh ça va, commencez pas à me la jouer Ku Klux Klan et à voir dans le moindre signe de changement un pas supplémentaire vers le chaos généralisé. Je sais que c’est perturbant de découvrir une tour de verre à la place d’un terrain vague dédié aux premiers french kisses, mais dites-vous bien qu’on trouve facilement pire. Je pourrais par exemple modifier l’habillage de L’Ombre du Z. aussi souvent que je change de fond d’écran (toutes les semaines) ou de tee-shirt (tous les jours). Je pourrais aussi marcher sur les pas des scripteurs chafouins de la WWE, lesquels viennent de profiter d’Extreme Rules pour faire table rase de tout ce qu’ils avaient mis en place lors de Judgement Day. Après un pay-per-view méthodique et conservateur dans le bon sens du terme, c’est en effet à une authentique éruption qu’ont pu assister les spectateurs de la New Orleans Arena. Une éruption aux retombées aussi prometteuses que désagréables : avec cinq changements de titre, deux blessés, un licencié, une démissionnaire et au moins trois rôles en voie de redistribution, la soirée qu’on connaissait jadis sous l’intitulé One Night Stand a confirmé tant bien que mal la bonne santé actuelle de la WWE.
Si bien que je ne sais pas par quel bout la prendre, d’autant qu’au moment où je tape ces lignes cette enclume d’Horatio Caine ne cesse de me déstabiliser par ses regards, non pas de braise, mais de bœuf braisé. Par conséquent, vous voudrez bien m’excuser d’abattre la carte “petit bras“, c’est-à-dire de vous rappeler ce qui forge l’identité de cet évènement. Comme son nom l’indique, Extreme Rules est dédié aux stipulations, du No Holds Barred au Ladder Match en passant par des confrontations aux règles plus biscornues, comme le Samoan Strap Match sur lequel nous allons bientôt nous pencher. Le truc, c’est que si toutes ont pour point commun de permettre l’organisation de combats plus pimentés qu’à l’accoutumée, il fallait vraiment être le dernier des nigauds pour attendre de la WWE qu’elle produise un spectacle aussi barbare et inintéressant qu’une fédération comme la CZW ou qu’elle ressuscite l’esprit hardcore de la ECW des beaux jours. Ce n’est en soi pas pour me déplaire, vu que j’attends de ce sport autre chose qu’une modernisation bête et sanglante des jeux du cirque. Pourtant, bien que Vince McMahon et ses sbires soient parvenus à concilier divertissement grand public et prises de risques, force m’est de reconnaitre que quelques rencontres auraient mérité d’être un peu plus corsées.
A commencer par le Samoan Strap Match disputé par C.M. Punk et Umaga, le principe en étant le suivant : attaché l’un à l’autre par une lanière en cuir, les deux adversaires doivent pour l’emporter réussir à toucher les quatre coins du ring sans être interrompus. Plutôt inhabituel, le dispositif n’a malheureusement pas su faire oublier l’intensité de leur altercation à Judgement Day et, plus grave, confirmé la pauvreté croissante du style de Punk, dont les exploits à la Ring of Honor semblent définitivement appartenir au passé. En même temps quand on décide de programmer pas moins de huit joutes dans une soirée, difficile d’aller au bout des choses. Quant à Umaga, que j’espérais voir mener une vendetta contre l’exquis John Morrison, il a beau être le poids lourd le plus preste de la WWE, sont talent n’aura pas suffi à la prémunir d’un destin aussi funeste que celui de Mister Kennedy (imbattable au micro, techniquement doué mais aussi fragile qu’un Mikado et pas très apprécié par ses pairs) : contrôlé positif lors d’un test visant à déceler la présence de produits que la bienséance m’interdit de nommer, il a été mis à la porte dès le lendemain de ce Extreme Rules. Rageant, surtout quand on sait qu’un autre violateur de la WWE Wellness Policy s’apprête à revenir comme une fleur, à savoir le très quelconque Chris Masters. Dans la catégorie “c’est un peu court jeune homme“, on citera aussi le Triple Threat Hardcofe Match pour la ceinture ECW. Relativement bien mené mais trop gentillet (poubelles, kendo sticks et… et c’est tout) pour faire honneur à ses initiales et conclu à la va-vite, il aura eu pour principal mérite d’offrir une prolongation de carrière et une touchante célébration collective à Tommy Dreamer, lequel doit avoir encore pas mal à offrir aux jeunes lutteurs propulsés par sa brand. En espérant que cette passation de pouvoir permettre à Christian de voguer vers des horizons plus glorieux, de préférence ceux où plane son ami Edge. Enfin, il est un dernier affrontement qui aurait gagné à être plus débridé, celui entre Rey Mysterio et Chris Jericho. Toutefois, si leur No Holds Barred Match a effectivement été un peu chiche en sauvagerie, on ne peut que se réjouir à l’idée que leur rivalité se prolonge tant ces deux-là sont en synergie. Suspens, voltige, contres, super promo en amont du règlement de comptes, pinfall surprise et enjeux secondaires (placer un 619 du côté de Rey Rey, ôter le masque du Mexicain pour Jericho), tous les ingrédients d’un excellent pugilat étaient au rendez-vous.

"Argh, pourquoi moi alors qu'il a une chaise juste là ?!"
A l’inverse de ces trois affrontements, on en dénombre autant ayant su tirer parti de leur brièveté, le premier n’étant nul autre que l’opener dédié au United States Championship, blindé de botchs et platement mise en scène (chaque participant a eu droit à ses deux minutes de gloire). On en retiendra tout de même l’étonnante prestation de pépé Regal, qui a en outre eu la bonne idée de garder pour lui ses cris d’homme des cavernes, la forme de Kofi Kingston, abonné aux titres de consolation ,et l’effacement total de M.V.P.. qui, au contraire de Matt Hardy et de sa main en miettes, n’a aucune excuse pour se planter comme il le fait régulièrement depuis qu’il a sorti la tête de l’eau (son impertinence en coulisses lui avait valu une humiliante losing streak). Niveau plantage, gageons que les officiels ne sont pas prêts d’oublier la fin du Submission Match entre John Cena et Big Show, néanmoins judicieusement régi par cette brûlante question : Cena peut-il porter son S.T.F. sur un type encore plus imposant que Baloo ? Pour gagner le gros lot, il fallait évidemment répondre oui et préciser “à condition de bloquer la jambe de son massif opposant dans les cordes“. Bien vu non ? Tellement bien vu qu’on fera comme si le pied de Show n’avait pas glissé et comme s’il n’avait pas tenté péniblement de le remettre en place. En dehors de cette trouvaille, rien à signaler, cette énième revanche était comme prévu d’un ennui sans nom. Enfin, pour en finir avec la rubrique “heureusement que c’était court“, impossible de passer sous silence l’humiliation de Randy Orton, dépossédé en quelques minutes du WWE Championship par Batista… parce que ce dernier s’étant déchiré le triceps la veille, il n’était pas en mesure de se démener plus longtemps. Conséquence : hier soir, lors de Monday Night Raw, on a pu assister à la mise hors d’état de nuire du nouveau champion par Orton et ses sbires (et un titre vacant, un) et au retour précipité de Triple H. Y a pas à dire, en matière de recollage de pots cassés et de cohérence, les bookers de la WWE se touchent la nouille ces temps-ci. Car une fois n’est pas coutume, s’il aurait été plus enthousiasmant qu’Orton et son clan soient présentés comme des terreurs plutôt que comme une meute de rats incapable de se défendre dès lors que l’un de ses membres se retrouve isolé, la correction subie par le Legend Killer, littéralement prisionnier de la cage érigée autour du ring, était en parfaite adéquation avec le portrait dressé par la WWE.
Pfiou, ne me reste plus qu’à vous parler de l’apothéose de ce show placé sous le signe du bordel organisé : le Ladder Match entre Jeff Hardy et Edge, clairement exceptionnel, et pourtant le Macho Man (Dieu, en considérant le référentiel catch) sait que l’excellence est monnaie courante lorsqu’il est question de cette relecture spectaculaire de la capture de la Queue du Mickey. Ha non pardon, j’ai oublié l’empoignade entre la General Manager de Raw et Santino le travelo au milieu des cochons, laquelle, ô surprise, n’a pas été qu’un pur bousillage de temps d’antenne puisqu’elle a permis d’amorcer le divorce de Vickie Guerrero et Edge (enfin ! Finie les storylines redondantes et les fourberies à répétition ! ), la première ayant en outre démissionné depuis, et de confirmer la mutation progressive du New Italian Stallion en un véritable catcheur. Mais revenons plutôt à nos escabeaux. C’est bien simple, on en a pris plein les mirettes, avec notamment un Whisper in the Wind et un Twist of Fate appliqués du haut des piédestaux à disposition, une échelle littéralement pliée par une chute conjointe des deux bélligérants (Hardy s’est d’ailleurs brisé quelques doigts, tandis qu’Edge boitait hier soir) et, au final, une victoire aux airs de triomphe légendaire pour l’Extreme Enigma… jusqu’à ce que, cherry on the cake, conclusion idéale pour ce show haletant, C.M. Punk déboule, utilise sa mallette et rafle la mise à la stupéfaction générale. Diaboliques, les décideurs de la WWE ont par cette habile manœuvre trouvé le moyen de récompenser Hardy pour son sens du sacrifice tout en punissant l’hésitation dont il a fait preuve au moment de renouveler son contrat, de crédibiliser encore un peu plus sa gimmick de preux combattant victime des plus terribles coups du sort et, last but not least, d’amorcer pour C.M. Punk un heel turn qui devrait lui faire le plus grand bien. De quoi rendre jaloux bien des fabricants de shampoings, dentifrices et autres produits reposant sur un faisceau de bienfaits et de quoi me faire regretter un peu plus d’avoir raqué pour la venue française de Raw plutôt que pour celle de Smackdown. Notez que ça ne m’empêchera pas d’aller me dorer la pillule aux Arènes de Nîmes, d’y brandir un panneau Botchamania le temps de me faire virer manu militari et de vous raconter tout ça en me prenant pour un héritier d’Hunter S. Thompson. Chiche ?

"Et là, t'es pas calmé là Jésus ?"
Extreme Rules 2009 – 07/06/2009 – New Orelans Arena, New Orleans, Lousiane
- Mickie James & Kelly Kelly Vs. Beth Phoenix & Rosa Mendes (Dark Match)
- Matt Hardy Vs. Kofi Kingston (c) Vs. M.V.P. Vs. William Regal (Fatal Four Way – United States Championship)
- Chris Jericho Vs. Rey Mysterio (c) (No Holds Barred – Intercontinental Championship)
- C.M. Punk Vs. Umaga (Samoan Strap Match)
- Christian (c) Vs. Tommy Dreamer Vs. Jack Swagger (Triple Threat Hardcore Match – ECW Championship)
- Santina Marella Vs. Chavo Guerrero & Vickie Guerrero (Handicap Hog Pen Match – Miss Wrestlemania)
- Batista Vs. Randy Orton (c) (Steel Cage Match – WWE Championship)
- The Big Show Vs. John Cena (Submission Match)
- Edge (c) Vs. Jeff Hardy (Ladder Match – World Heavyweight Championship)
- C.M. Punk Vs. Jeff Hardy (c) (World Heavyweight Championship)
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Tags: Batista, Beth Phoenix, Chavo Guerrero, Chris Jericho, Christian, CM Punk, Edge, Jack Swagger, Jeff Hardy, John Cena, Kelly Kelly, Kifo Kingston, Matt Hardy, Mickie James, Montel Vontavious Porter, pay-per-view, Randy Orton, Rey Mysterio, Rosa Mendes, Santino Marella, The Big Show, Tommy Dreamer, Umaga, Vickie Guerrero, William Regal, WWE
Très bon article. J’ai du relire l’intro plusieurs fois pour essayé de la comprendre mais j’ai toujours pas réussi.
Sinon, je suis d’accord avec toi sur bien des points (hors PPV que j’ai pas vu):
-Le départ d’Umaga alors qu’il m’avait plutôt impressionné dans son match contre Morrison dans un des derniers Smackdown (la vitesse d’execution du Samoan Drop, m’avait scotché).
-CM Punk qui deviant assez chiant à regarder.
-Show et Cena ennuyeux à mourir.
-Faudrait que je pose les yeux sur Hardy vs Edge
-J’aurais du garder l’argent de Raw à Nîmes pour Smackdown à Paris.
En tout cas, si tu tentes le coup du panneau, je filmerai la scène.
Elle est pourtant limpide cette intro. Quel est le problème ?
En fait je l’ai relu aujourd’hui et hier je devais pas être réveillé