Randy Orton

"I’z serious! It wuz THIS BIG!"

Appelez cela un pêché mignon, une faute de goût ou un signe de démence,  peu importe, la réalité est ainsi faite : je suis un fana de catch. Et encore, faute de temps et d’une connaissance avancée des canaux de diffusions les plus obscurs du Net, je ne suis assidument que les shows de la WWE et de la TNA, ce qui reviendrait grosso-modo à ne lire que des comics Marvel ou DC.

Toujours est-il que, ce blog étant somme toute une fenêtre brisée sur ma personnalité et mes goûts paradoxaux, il était grand temps que je glisse un mot sur mon affection pour ce divertissement sportif aux passionnants arcanes (magouilles, rivalités, pistons, transferts, scandales et autres ratages). Problème : entre mes jeunes années à bénir la décision de mes parents de s’abonner à Canal + et ces derniers mois où des collègues et lecteurs amateurs de lutteurs en collants m’ont redonné goût à cette pratique, un blackout de plusieurs années m’a empêché de passer du rang d’amateur éclairé à celui de connaisseur vaniteux. Aussi, en attendant de grimper les échelons et en souhaitant que l’ascension ne me file le vertige, je me contenterai éventuellement de disserter à propos des pay-per-views qui me passeront sous le nez et, plus certainement, de présenter brièvement les athlètes que je prends plaisir à voir évoluer, un peu comme on se déclare “fan de” sur Facebook, mais en un brin plus lettré, bordel de merde. C’est peu, mais ce sera toujours mieux que de sillonner la France en arborant un hideux t-shirt officiel des intéressés. Et puis comme j’adore multiplier les rubriques et n’en alimenter qu’une poignée…

Sur ce, inaugurons cette section avec le dénommé Randy Orton, mon opinion à propos de l’auto-proclamé “Legend Killer” (car il a vaincu nombre de fameux opposants, de l’Undertaker à Chris Benoit) ayant radicalement changé à la faveur de sa récente réapparition lors d’un Monday Night Raw. Doublement blessé, sur le ring puis en ayant tenté de piloter sa moto avec les pieds, celui qui ne m’apparaissait que comme un insipide poupon culturiste a profité de sa convalescence pour se muter en voyou aussi arrogant que charismatique, toujours taillé comme une statue grecque mais bien plus regardable que la plupart des bœufs stéroïdés qui peuplent les rangs de la WWE, ne serait-ce parce qu’il a sur le ring plus de potentiel que les envahissants John Cena et Triple H, pour ne citer que ceux qui me donnent envie de croquer une pastille de cyanure à la moindre de leur prestation. Bref, Randy Orton avait la carrure et les compétences techniques, il a désormais assez d’aisance au micro pour devenir un personnage pivot et ajouter quelques titres à un palmarès encore un peu mince. Les scripteurs semblent l’avoir compris en le poussant vers une position de chef de bande de fils de sommités du catch. Pourvu qu’ils ne virent pas leur cuti pour en faire un énième bad guy magnétique applaudi à la moindre vanne un peu borderline, car c’est bien dans le registre de la petite enflure qui a de quoi appuyer sa prétention qu’il excelle. Oui, les compliments ça me connait.



5 Responses to “Dis-moi oui, Randy”  

  1. 1 Fenrir

    Un blog culturel où on parle de catch…. C’est un scandale !

  2. ah ah ah… ca me rappelle ma jeunesses dans les 80’s quand avec mon pere on se marrait a regarder les superstars du catch de la WWF sur Canal+ :D

  3. 3 Zdenek

    Ha moi, plus curieusement, c’était avec ma mère.


  1. 1 Unforgiven 2008 « L’Ombre du Z.
  2. 2 No Mercy 2008 « L’Ombre du Z.

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