Uncommonmenfrommars - Longer than an EP, Shorter than an Album

Uncommonmenfrommars - Longer than an EP, Shorter than an Album

mp3 :: Uncommonmenfrommars – Lifetime Bus Stop

L’écriture du nom Uncommonmenfromars aurait pu figurer au rang des travaux d’Hercules, mais il s’agit pourtant d’un véritable don du ciel pour tout journaliste payé au signe. De fait, difficile de dire du mal d’un groupe si sympathique, qui en plus faciliter la vie de ses détracteurs potentiels n’a jamais été avare en tubes punk-rock et en concerts cool et transpirants. Et pourtant, Longer than an EP, Shorter than an Album a beau avoir été distribué gratuitement avec le magazine Punk Rawk (il est également dispo sous la forme d’un joli vinyle limité chez Kicking Records), il n’en est pas pas bon pour autant.

Mais il n’est pas mauvais non plus, du coup, comme le titre rusé de ce disque, pas facile de savoir sur quel pied danser sans se vautrer comme un traceur tentant un retourné dès son premier Parkour. Mais qu’est-ce qui a changé depuis Scars Are Reminders, le dernier album en date des trois frangins et de leur Big Jim ? Rien du tout, et c’est bien là le problème. Creusant le sillon plus métallique esquissé sur ce qui apparaissait comme une tentative de renouvellement déjà à moitié réussie, les Unco radotent. Certes, Authority Freak est une mise en jambes fichtrement convaincante, combinant à merveille l’acuité mélodique du groupe et ses envies d’aller voir ailleurs si le riff y est plus lourd, sur quatre minutes entrecoupées de surprenants chœurs d’apocalypse. Mais le plus clair du temps, sur les titres joués mâchoires serrées (Dictionnary Man) comme sur ceux qui ressortent les squelettes harmoniques du placard (Ninja Pebble), on cherche la fantaisie d’antan et les refrains chirurgicaux, et surtout, on attend que la machine déraille, des surprises, des trébuchements, n’importe quoi.

En fait, outre le morceau d’ouverture, il n’y a guère que l’excellent Lifetime Bus Stop, bombinette popisante équipée d’un pass direct pour les incontournables du quatuor ou les mélodies en biais et guitares en tranches de She’s Quite a Number pour éclairer la lanterne du fan de longue date, qui préfère ses coqueluches à poil et couillonnes, sous le soleil et les postillons. Alors je serais un enfoiré capable de déceler les intentions d’un artiste, je les accuserais d’avoir joué la sécurité, cet EP/Album bénéficiant d’une assurance qui m’empêche de le classer dans la corbeille “bâclé“. De toute façon, impossible de leur en vouloir depuis qu’ils ont pondu Vote for Me et Noise Pollution, depuis qu’ils ont décidé de filer des acouphènes et une banane comme ça (oui, grosse comme ça) sur les scènes de France et de Navarre, et tout simplement depuis que le fleuron de la branche hexagonale du genre ne s’appelle plus Seven Hate (R.I.P.) mais Uncommonmenfrommars.

Uncommonmenfrommars

You green ? G-green. Super green ? Super green



Uncommonmenfrommars – Longer than an EP, Shorter than an Album (UFO Prod) – 2008



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