The Get Up Kids - Something To Write Home About

The Get Up Kids - Something to Write Home About

mp3 :: The Get Up Kids – Valentine

Lecteurs de cet avertissement, si jusqu’à présent vous doutiez de la subjectivité de cet espace, ce billet devrait définitivement vous en convaincre. Car Something To Write Home About est l’une des productions qui a provoqué mon divorce d’avec le site Pitchfork, qui lui a collé un 2/10 totalement mongoloïde. Plus important, elle fait partie de celles qui ont rythmé durablement mon adolescence et ont façonné ma culture musicale. Rien que ça. Et puis enfin, mine de rien, il s’agit quand même de l’opus fondateur, parmi d’autres, d’un genre à part entière, l’emo et… Ah, voilà, un gros mot et tout le monde se tire. Bon. Tant pis, je continue.

Emo comme émotion évidemment et sur ce plan, comme dirait Robert Wurtz, “C’est validé !“, Matthew Pryor ne ménageant pas sa voix de merdeux pour nous balancer ses histoires de cœurs à prendre et d’amitiés fébriles. Mais ce terme emo, on va le mettre en quarantaine, sa connotation contemporaine (”corbeaux geignards“) ne pouvant que nuire à la bande-originale de mes folles (hum) années.

Ainsi, pour parler de Something To Write Home About, mieux vaut brandir le drapeau du rock voire, soyons fous, celui de la pop. Non, je n’ai pas avalé un litre de Destop, mais le terme est employé sciemment pour mettre en lumière le savoir-faire mélodique qui caractérise les quatorze chansons de cet album produit sans bavures, des riffs qui vous font bouillir le liquide céphalorachidien (Ten Minutes) aux refrains qu’on braille en bagnole (Red Letter Day). Dès lors, pas étonnant à l’écoute de hits comme Action & Action et Holiday, morceaux vigoureux taillés pour les college radios que le label Vagrant ait tenu là de quoi bien se consolider les reins, financièrement et critiquement parlant.

Il est aussi approprié pour souligner le fait que les Get Up Kids n’étaient pas qu’une bande de gentils punks farouches, ceux-ci ayant confié à leur claviériste nouvellement intégré le soin de subtiliser les titres les plus bravaches et truffé leur album de quantité de chansons plus intimes : Out of Reach, ballade acoustique à écouter en regardant les toits, Valentine et son final à coups de (chœurs en) canons, I’ll Catch You où Pryor pose ses tripes sur le piano… Autant de chansons mélancoliques qui, pour le petit énervé bas du front que j’étais, ont ouvert de nouveaux horizons musicaux et permis aux cinq larrons de signer un disque aussi varié que surprenant. A tel point que, même s’il a malgré lui contribué à l’émergence de toute une f(r)ange de formations nombrilistes et médiocres, Something To Write Home About fait partie de ces disques qui marquent une existence, comme le Dookie de Green Day, l’album bleu de Weezer ou le Pennybridge Pioneers de Millencollin, dans mon cas et pour rester dans un champ proche. Comme quoi, la lecture de Rock Sound à l’époque n’a pas été totalement inutile.

The Get Up Kids

Get Up Kids, stand up for your right to wear jeans



The Get Up Kids – Something To Write Home About (Heroes & Villains) – 1999



One Response to “When we were kids”  


  1. 1 La Plaies-list de Little Joy « L’Ombre du Z.

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