Barth - Cuchillo

Barth - Cuchillo

mp3 :: Barth – Customer 5

J’ai toujours eu un don pour les jeux de mot gratuits, qui ne servent aucunement le propos dans lequel je les insère. Par exemple, le titre de ce billet, Barth le tendre, Barth tender, bartender, ce qui veut dire barman en anglais. Aucun rapport avec le nouvel album du Barth en question donc, musicien bien de chez nous qui doit avoir des cactus dans son slip. En effet, cela fait déjà deux albums où le voit bondir moustache au vent sur la pochette : Under the Trampoline, sympathique précis de pop ensoleillée et le petit dernier, Cuchillo, sympathique précis de pop coup de soleil, tous deux réalisés avec la même équipe.

Toutefois, aucun risque de mélanome malin à l’écoute de ces treize pistes, car si l’imagerie empreinte aux westerns spaghetti (Cuchillo est le nom d’un personnage joué par Tomás Milián dans La resa di contei), on ne n’y trouve pas franchement de quoi accompagner une traversée du désert. Avec la peau qui se décolle, les lèvres craquelées, la gourde trouée, une vraie traversée quoi. Certes, il y a des rythmiques qui sentent l’Amérique du Sud comme sur le morceau éponyme, des accords de guitare qu’on ne joue normalement que dans le fin fond de l’Arizona (La Mâchoire américaine) et une toile de fond cinématographique, mais le plus clair du temps, c’est du côté des Beatles qu’il faut tourner la tête. Non, de l’autre côté, celui on entend une voix à la John Lennon, genre loser qui en a dans la cafetière. Voilà.

Sauf que, comme Barth est véritable touche-à-tout, capable de trousser des arrangements bien chiadés  (apparemment) sans forcer, cette tutelle n’est elle aussi que parcellaire. Au hasard des compositions, on tombera ainsi sur du reggae cuivré et bidouillé (Tempête de singes), un tube jazzy-manouche pour faire guincher les tripots les plus mal fréquentés (Customer 5), du rock à pédale  (Dead and Alive), des ballades ourlées de cordes mélancoliques (Oh Dawning) et un peu de pop importée d’outre-Manche, avec mélodies à s’enfiler comme des colliers de fleurs parce que sinon, ma théorie des Beatles ne marche pas (Magic Wondermeal). Bref, c’est fresh, c’est naturel et charmant et pourtant, il manque un truc. Je pourrais dire une étincelle, mais c’est tellement ringard que je vais opter pour un je ne sais quoi, qui permettrait à Cuchillo d’être un peu plus qu’un bon disque d’artisan. Comme Under the Trampoline en son temps.

Barth

Encore un qui a chopé la pastèque



Barth – Cuchillo (Ici d’Ailleurs) – 2008



One Response to “Barth le tendre”  

  1. 1 erwan

    Tout à fait d’accord avec toi: je découvre Barth avec ce disque et je trouve ça charmant mais sans plus quoi…
    PS: merci pour le mail, je te mets en lien chez moi :)


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