Vampire Weekend - Vampire Weekend

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mp3 :: Vampire Weekend – Oxford Comma

Il était grand temps que ce blog se réveille. En effet, après une semaine et demi d’une fausse retraite en Auvergne et dans le Gard, les statistiques de fréquentation de cet humble espace ont flirté avec le néant. Sauf qu’aujourd’hui, surprise, l’ami Eric de Presse-Citron glisse un mot sur L’Ombre du Z. et fait péter le record le jour de mon retour. Sans l’aide de l’idiot du village Olivier Martinez qui plus est. Pour fêter cela, je vais donc entretenir ma réputation de blogger en avance sur son temps, en causant du premier album de Vampire Weekend, encensé par les confrères… à la fin de l’hiver dernier.

L’un de mes aïeuls, disparu pendant la bataille de Trafalgar, a eu cette phrase avant qu’un boulet de canon ne s’enfuit avec sa tête : “Il faut toujours se méfier du buzz, surtout s’il est anglais“. Heureusement pour ses membres, le quatuor en question arrive de New-York. Qui plus est, tout en marchant sur les pas de danse de Talking Heads comme beaucoup l’ont fait de l’autre côté de la Manche depuis Franz Ferdinand, il a eu la riche idée, entre deux fêtes dans des appartements bourgeois, de s’adonner au tourisme équitable en Afrique. De fait, cet effort éponyme est un drôle de disque, qui s’adresse à la fois aux bobos coincés du derche qui ne se prennent pas trop au sérieux (les arrangements de cordes et de clavecin ultra-rococos de M79, l’hideuse pochette avec son chandelier qui pèse deux quintaux) et aux amateurs d’afro-pop qui chauffe la peau et les oreilles (irrésistible Oxford Comma, à écouter en sirotant un verre de Ting, les percussions roots de Cape God Kwassa Kwassa, les guitares claires un peu partout).

Et tant qu’à causer stéréotypes, notez que sont également invités les rude boys au cœur léger (A-Punk, pour user ses semelles), les fans de pop lyrique typiquement anglo-saxonne (les notes qui ruissellent sur Walcott), les détracteurs de Peter Gabriel, gentiment taclé ou encore ceux que les programmations synthétiques font tressaillir, comme sur I Stand Corrected. Mais le plus beau dans cet affaire, au delà de ce mélange d’exotisme et de posture arty, de la malice que dévoile ce mic-mac esthétique et des références intouchables (Paul Simon pour le chant agréablement propret) et c’est que les quatre Américains ont refilé les stéréotypes, les poses et la surcharge au majordome avant d’entrer en studio. Ils ont par contre gardé les fringues de leurs papas, preuve si besoin était que l’on peut avoir une dégaine pas franchement cool et composer des chansons à tomber par terre.

Vampire Weekend

Voici une promotion canapé



Vampire Weekend – Vampire Weekend (XL Recordings) – 2008



2 Responses to “Le baiser du vampire”  

  1. 1 Danorah

    Vus/entendus en première partie de The Shins, et je les avais trouvés bien plus sympas et chaleureux que ces derniers.

    Après, la musique, je m’en rappelle plus très bien. Dans mon souvenir c’était un peu du “the shins mais en moins bien alors dépêchez-vous de finir votre set qu’on passe aux choses sérieuses” (et finalement les choses sérieuses étaient pas si bien que ça). Je jetterai une oreille sur l’album quand même, ça sera pas du luxe.

  2. 2 b0b0

    Excellent album, je l’ai écouté en boucle un moment, je trouve les mélodies et les chansons super sympa , de la pop que j’aime


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